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Que demander à un fournisseur en showroom pour ne pas tout ressaisir

Le showroom est le seul moment où vous avez le fournisseur en face de vous. C'est aussi le seul moment où demander les informations qui vous éviteront des heures de ressaisie plus tard. Cinq questions à poser avant de signer le bon de commande.

Lecture : ~5 min Showroom · Mode · Fournisseurs

Ce que vous devez retenir

  • Une étude Refect montre que 85,5 % des produits achetés en showroom finissent sans code EAN dans le catalogue.
  • Le showroom est le seul moment de contact direct : ce qui n'y est pas obtenu ne le sera presque jamais après coup.
  • Cinq informations valent la peine d'être demandées, dans l'ordre où elles se négocient naturellement.
  • Aucune de ces questions ne ralentit l'achat : elles se posent en même temps que les quantités et les délais.

L'étude Le catalogue que personne ne livre le montre : dans le prêt-à-porter, l'écart entre un catalogue quasi complet (0,3 % sans EAN) et un catalogue troué (85,5 % sans EAN) ne tient pas au sérieux du commerçant. Il tient à ce qui a été demandé, ou pas, au moment de l'achat.

Le showroom est le point de bascule. Une fois la commande passée, il n'y a plus d'interlocuteur naturel à qui réclamer une information manquante — la livraison arrive, et c'est fini. Voici ce qui vaut la peine d'être posé avant de signer.

  1. 1. « Avez-vous des codes EAN sur ces références ? »

    Une question fermée, qui se pose en dix secondes. Si oui, demandez le fichier — même un export Excel basique suffit. Si non, ne perdez pas de temps à insister : voyez plutôt pourquoi vos fournisseurs n'en ont pas et comment vous en passer.

  2. 2. « Le lien des photos, vous pouvez me l'envoyer aujourd'hui ? »

    Demandez-le pendant que vous êtes encore en discussion, pas après. Un lien envoyé le jour même arrive avec le contexte encore frais ; envoyé trois semaines plus tard, il arrive souvent incomplet ou mal trié.

  3. 3. « Comment les fichiers sont-ils nommés ? »

    C'est la question la plus rentable et la plus oubliée. Un dossier de photos nommées IMG_4471.jpg est inutilisable sans référence croisée. Un dossier nommé par référence produit se rattache en quelques minutes.

  4. 4. « La composition et l'entretien sont où, sur l'étiquette ou sur un document ? »

    Utile pour la description produit et obligatoire pour l'étiquetage textile en France. Si l'information n'existe que sur l'étiquette cousue, notez-le : il faudra la relever pièce par pièce à la réception.

  5. 5. « Le prix conseillé public, vous l'avez quelque part ? »

    Même approximatif, un prix conseillé oriente votre propre tarification et évite de la reconstruire de zéro pour chaque référence.

En pratique

Aucune de ces cinq questions ne ralentit la négociation : elles se posent naturellement en même temps que les quantités, les tailles et les délais de livraison. La différence, c'est de les poser pendant le rendez-vous plutôt que par un mail resté sans réponse la semaine suivante.

Et si le fournisseur ne peut rien fournir ?

C'est fréquent, et ce n'est pas un problème rédhibitoire. Sans EAN ni fichier structuré, il reste possible de bâtir un catalogue exploitable à partir de la facture et de photos prises par vos soins à réception — c'est d'ailleurs le cas le plus courant du prêt-à-porter indépendant. Ce qui compte est de savoir dès le showroom sur quoi vous devrez compenser, plutôt que de le découvrir en ouvrant les cartons.